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LES
GRANDES ETAPES DU DEVELOPPEMENT DES ENTREPRISES COOPERATIVES AGRICOLES
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XIIe siècle - Jurassiens
et Francs-Comtois se groupent pour la fabrication des meules de
gruyère au sein de "Fruitières", premières coopératives
agricoles.
1844
- En Grande-Bretagne, 28 ouvriers tisserands, "les équitables
pionniers de Rochedale", établissent les règles permettant de
concilier idéal coopératif et saine gestion.
1880 - Les syndicats
agricoles se développent en France, se lancent dans l'action
économique et constituent des "syndicats boutiques" qui se
transforment progressivement en coopératives.
Vers 1890 - Les vignobles
des Charentes sont détruits par le phylloxéra. La reconversion vers
l'élevage laitier donne lieu à la création de coopératives
laitières.
1904 - Pendant la grande
crise viticole, un certain nombre de producteurs s'unissent pour la
vinification et la vente du vin.
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1935 - Les opérations de
"résorption" de la production viticole favorisent le développement
des caves coopératives.
1936 - Création de l'office du blé,
instituant le stockage par des collecteurs agréés.
1945 - Le gouvernement favorise la
création d'unions nationales de coopératives.
Depuis
1945 - L'expansion de la coopération agricole s'est
poursuivie et s'est accompagnée de regroupements et de
restructurations remarquables.
Ce développement a été influencé par trois faits
:
- Les lois d'orientation agricole de 1960 et 1962 sur l'organisation économique des
producteurs,
- La politique agricole commune de la Communauté européenne,
- La loi de 1972 sur le statut de la coopération agricole.
- Les lois de 1991 et 1992 organisent les
modalités de la filialisation et le renforcement des fonds propres
des coopératives.
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Statut, organisation et
fonctionnement des entreprises coopératives
agricoles
LE STATUT DES ENTREPRISES COOPERATIVES AGRICOLES
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Le statut des entreprises coopératives agricoles repose sur 4 grands
principes :
Libre adhésion, Acapitalisme, Gestion
démocratique et Exclusivisme. II est assorti d'une double définition de la société
coopérative agricole, à la fois économique et juridique, et a pour principales
caractéristiques d'être unitaire et autonome. II est accompagné d'options à buts
économique et financier destinées à aménager les contraintes juridiques et faciliter
la vie économique des coopératives.
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| LES FONCTIONS ECONOMIQUES DES ENTREPRISES
COOPERATIVES |
Part importante
de l'économie agricole française, les entreprises coopératives
agricoles sont présentes sur l'ensemble du territoire et assurent
toutes les fonctions économiques en se situant à l'amont et à l'aval
des exploitations agricoles.
En amont et en aval des exploitations agricoles
En amont, on
trouve les coopératives d'approvisionnement, les CUMA (coopératives
d'utilisation de matériel agricole en commun) et les CEIA
(coopératives d'élevage et d'insémination artificielle). En aval,
les coopératives de stockage, de transformation et de
commercialisation.
Coopératives polyvalentes et coopératives spécialisées
Les coopératives polyvalentes sont présentes sur plusieurs filières. Rayonnant sur un
ou plusieurs départements, elles jouent un rôle important dans l'orientation des
productions de leurs adhérents et, de ce fait, dans le développement de l'agriculture
régionale.
Les coopératives spécialisées sur un produit,
ou une famille de produits, contribuent fortement à l'organisation
des filières grâce à l'émergence des pôles régionaux, nationaux,
voire européens.
Regroupements et unions pour améliorer l'efficacité
Au fur et à mesure de leur croissance, les coopératives agricoles ont été amenées à
se regrouper et à s'unir par le jeu des partenariats et des restructurations (unions,
fusions...).
Ainsi, elles ont pu concentrer leurs moyens
techniques, industriels et commerciaux au niveau régional ou
national.
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| UNE SOCIETE PARTICIPATIVE |
Des agriculteurs engagés
Les coopératives
agricoles sont nées de la volonté des agriculteurs de créer des
outils d'approvisionnement, de collecte, de transformation et de
commercialisation qui soient le prolongement de leurs exploitation.
Des outils qui leur permettent de ne pas être réduits au simple rôle
de fournisseurs de matières premières, sans pouvoir ni
influence. A cet effet, ils se sont engagés par l'apport en produits
agricoles et en capital social.
Une organisation et un fonctionnement mutualistes
Elle permet aux
adhérents de participer activement à l'entreprise commune. Ainsi les
coopératives sont administrées par des agriculteurs élus. Des
structures participatives renforcent le lien institutionnel de
l'engagement et l'exercice d'une solidarité organisée et
clarifiée.
Le couple Président-Directeur
Au sein des entreprises coopératives, ce couple
traduit l'association
du "monde paysan" au monde économique, tout en
garantissant la mobilisation et la responsabilisation des
sociétaires et des administrateurs à l'égard de l'entreprise et de
ses résultats.
L 'administrateur, une fonction essentielle pour :
- Assurer la réalité du pouvoir de l'agriculteur,
- Entretenir le sentiment d'appartenance,
- Assurer la cohésion du
groupe.
L' administrateur remplit ainsi plusieurs missions
:
- II est un relais d'information entre les adhérents et le
Conseil,
- II oriente et contrôle la stratégie de l'entreprise,
- II est le garant des finalités de l'entreprise coopérative
et de sa pérennité.
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Le projet coopératif, un projet
d'entreprise
DES FINALITES
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Un outil de participation, de négociation et de pouvoir
Interface entre
l'agriculture et les marchés, l'entreprise coopérative est pour ses
adhérents un outil de négociation et de pouvoir qui les met en prise
avec leur environnement économique et les responsabilise sur les
choix qui engagent l'avenir.
Accès au marché et pérennité des exploitations agricoles
L'investissement
et le plein engagement des agriculteurs dans l'outil coopératif
conditionnent l'accès au marché et, par conséquent, la pérennité des
exploitations agricoles.
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| DES PRINCIPES D'ACTION |
Performance économique,
Solidarité de l'amont à l'aval,
Contribution au développement régional,
Pouvoir économique des agriculteurs.
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| DES VALEURS |
Equité :
La
différenciation équitable des adhérents est nécessaire pour que
chaque agriculteur retrouve dans la coopérative le résultat de son
engagement et de sa propre performance.
Transparence :
Seule la
transparence totale permet de gagner la confiance des adhérents et
des marchés.
Solidarité rénovée :
L'entreprise
coopérative reste le lieu privilégié où se manifestent des
solidarités responsabilisantes entre agriculteurs engagés. Mais ces
solidarités ne peuvent se substituer à la nécessaire efficacité de
chacun.
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