Politique agricole : Actualités


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ACT - 10/11/2005
 

La loi d’orientation est passée à côté des enjeux économiques de l’agriculture


Au moment de l'examen du projet de loi d'orientation agricole, tous les ingrédients étaient réunis pour évoquer les vrais enjeux auxquels l'agriculture française est confrontée :

  •  Les crises sectorielles à répétition sont toujours plus graves (lait, viticulture, fruits et légumes, volaille, etc.)
  • La réforme de la PAC est contestée avant même son application
  •  Les négociations à l'OMC s'engagent scandaleusement vers le démantèlement du reste de la préférence communautaire.

Or les débats à l'Assemblée Nationale et au Sénat ont été assez éloignés de ces enjeux économiques majeurs pour l'agriculture française, le projet de texte relevant il est vrai, plus d'une loi d'adaptation que de véritable orientation de l'agriculture.

De ce fait, n'ont pas été inscrites dans la loi les avancées nécessaires sur ces 3 points :

  • la contractualisation, pour mieux répondre aux attentes des clients finaux
  • le regroupement de l'offre face à des clients de plus en plus concentrés
  •  les moyens de promotion et d'exportation de l'agroalimentaire français.

Ainsi, face aux positions divergentes de la profession, et dans un souci affiché de libéralisme, l'Assemblée nationale a considérablement affaibli la portée du dispositif de l'organisation économique prévu à l'article 14 de la LOA, en acceptant de reconnaître " Organisation de producteurs " toutes sortes de " machins " n'apportant aucune réponse de structuration des filières.

Il s'agit là d'une grande occasion manquée et qui coûtera cher dans un contexte de durcissement de la concurrence internationale...

Par ailleurs, le Sénat a souhaité élargir à l'agriculture le 1% logement. Si les coopératives étaient prêtes à étudier les modalités d'amélioration des conditions de logement de leurs salariés, elles s'indignent devant la méthode retenue pour introduire cette mesure, décidée au mépris de toute concertation.

Coop de France se félicite cependant de l'avancée notable en faveur des coopératives, à l'article 16, avec la création du Haut Conseil de la Coopération agricole, et les nouvelles dispositions de répartition des résultats, qui renforceront la transparence au sein des coopératives.

Après le vote au Sénat et avant le passage en Commission Mixte Paritaire, Philippe Mangin, Président de Coop de France, a déclaré : " Je salue une nouvelle fois la détermination du Chef de l'Etat et du Gouvernement pour défendre la place de l'agriculture européenne dans le monde. Mais je ne rêve pas... au retour à une agriculture plus protégée. J'en appelle donc à la responsabilité des agriculteurs à s'organiser plus et mieux, et à celle des coopératives pour redoubler d'efficacité dans la conquête de valeur ajoutée et de nouveaux marchés. Je souhaite que le Ministre de l'Agriculture facilite toutes les actions qui iraient dans ce sens. "



Contact Presse


Coop de France : Irène de Bretteville
Tél. : 01 44 17 57 00
Fax : 01 44 17 57 01
E-mail : idebretteville@cooperation-agricole.coop
 




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