Etats généraux de l’alimentation

Etats généraux de l’alimentation


La feuille de route de Coop de France :

une nouvelle ambition pour des filières alimentaires performantes
Les Etats généraux de l’alimentation lancés par le président de la République Emmanuel Macron le 20 juillet, suscitent une grande attente de la part des agriculteurs comme des consommateurs, tant l’alimentation est à la fois un enjeu économique, social et culturel. Les Etats généraux de l’alimentation ont affiché comme question centrale la rémunération des agriculteurs, dans un contexte économico-sociétal en plein bouleversement.
Or, chacun est aujourd’hui convaincu que la rémunération des agriculteurs sera, demain, plus liée à la capacité des entreprises à créer de la valeur, qu’à la capacité des politiques publiques à mobiliser des subventions.
Dans ce cadre, Coop de France est animée par quatre convictions quant à la création de valeur :

1. L’agriculture a besoin d’une ambition et donc de nouveaux horizons. Cela se traduit en premier lieu par la conquête de marchés, qu’ils soient locaux, européens ou internationaux, qu’ils soient basés sur des circuits courts ou des circuits longs, qu’ils reposent sur de l’agriculture conventionnelle ou biologique. Ces marchés sont, bien entendu, intimement liés aux attentes des consommateurs-citoyens.

2. L’agriculture a besoin de s’interroger sur sa performance et sa compétitivité : cette dimension dépend des décisions de l’Etat, mais également des actions engagées par les acteurs des différentes filières. En effet, il convient de rappeler que toute création de valeur ne pourra durablement masquer une trop faible compétitivité.

3. Le partage de la valeur au sein de la chaîne alimentaire ne se traitera pas seulement par la loi, mais par de nouvelles relations commerciales garanties par un poids économique renforcé des agriculteurs.

4. Enfin, il ne pourra y avoir de création de valeur sans un environnement économique mieux stabilisé pour nos entreprises. Le développement de nouveaux outils de gestion des risques et des aléas est, à cet effet, indispensable.

Nous proposons ainsi une démarche d’analyse systémique fondée sur quatre enjeux (cf. schéma).


Si chacun d’entre eux est essentiel à l’équilibre du tout, certains pourront être traités au sein des Etats généraux, alors que d’autres pourront être analysés au travers de démarches complémentaires.
Dans le cadre de ces travaux, nous demandons la prise en compte du modèle coopératif.
Les coopératives agricoles et agroalimentaires, dont 90 % sont des PME-TPE, sont la propriété des agriculteurs. Elles renforcent leur poids économique et constituent leur premier outil de gestion des risques. Grâce à leur mode de gouvernance spécifique (principe une personne/une voix, réserves impartageables, ancrage territorial, double qualité de l’adhérent, etc.), elles sont pleinement impliquées dans l’économie sociale et solidaire.
Leurs spécificités, mais également leurs atouts, doivent pouvoir être pleinement considérés. C’est ainsi que les points suivants sont plus particulièrement soulignés :

ENJEUX PRIORITÉS DE COOP DE FRANCE
Les marchés La différenciation coopérative
La triple performance et la compétitivité La baisse des charges (transformation du CICE)

La participation à l’élaboration d’un nouveau contrat de filière IAA

L’accompagnement des exploitations agricoles

Les relations commerciales L’organisation économique
La gestion des risques La mutualisation

Les coopératives agricoles et agroalimentaires, acteurs majeurs des filières alimentaires dans les territoires, souhaitent saisir ce temps fort des Etats généraux de l’alimentation pour faire plusieurs propositions constructives en partant du constat opérationnel de nos agriculteurs et industriels, des évolutions de leurs savoir-faire, mais également des attentes consommateurs.
À la fois fournisseur de produits agricoles bruts aux IAA, d’ingrédients et de produits finis à marque nationale ou marque distributeurs, à la distribution, aux circuits spécialisés et à la restauration hors domicile, la coopération agricole qui oriente également ses stratégies à l’export, bénéficie d’une vision à 360° des enjeux alimentaires. Notre approche part donc des attentes du marché pour adapter la production agricole et industrielle des produits alimentaires. Les pratiques agricoles, tout comme les outils industriels, ont ainsi connu des évolutions importantes au cours de ces dernières années, encore mal appréhendées des parties prenantes.
Pour développer des filières alimentaires performantes, nous proposons de favoriser 3 axes d’actions constructives qui ne sont pas systématiquement des mesures législatives. En effet, nous voulons actionner le levier de la responsabilisation des acteurs en les encourageant à engager et développer des démarches pour :

1. Redonner confiance au consommateur par une transparence sur le savoir-faire et les qualités produit

• Rappels des attentes consommateurs
• Les atouts de la traçabilité et qualité sanitaire des produits alimentaires français
• Les avantages de l’étiquetage d’origine
• Les enjeux de l’étiquetage nutritionnel
• Le futur PNNS et les repères nutritionnels
• Les limites de l’affichage environnemental
• Les coopératives agricoles actrices du bien-être animal.

2. Créer de la valeur pour mieux la partager

• L’alimentation a un prix
• L’alimentation doit être compétitive tout en répondant aux attentes protéiformes des consommateurs
• La compétitivité est un enjeu majeur pour les filières alimentaires
• La rémunération équitable de l’agriculteur est fondamentale
• Les engagements environnementaux et énergétiques doivent faciliter les transitions
• Les démarches RSE doivent contribuer à la création de valeur
• Les attentes relatives à l’offre bio française doivent être satisfaites
• Les coopératives agricoles stimulent les signes de qualité.

3. Garantir une loyauté des relations commerciales en changeant de paradigme

• Un besoin de simplification et de cohérence du cadre légal des pratiques restrictives de concurrence
• La poursuite nécessaire des actions du ministre pour rééquilibrer les forces en présence
• Une nécessité impérative de faire évoluer les comportements d’achats
• Les avantages de la contractualisation
• Une évolution indispensable de l’interprétation du droit de la concurrence.

Le calendrier des Etats généraux

Les Etats généraux de l’alimentation ont été ouverts par le Président de la République le jeudi 20 juillet à Paris. Olivier de BOHAN, vice-président de Coop de France, y représentait Coop de France.
Les travaux des Etats généraux de l’alimentation s’articuleront autour de deux chantiers et d’une consultation publique en ligne et dans les territoires :

1. Le chantier prioritaire de la création et de la répartition de la valeur du 17 juillet au 30 septembre,
2. Une consultation publique au cours de l’été en ligne, couplée avec des débats organisés dans les territoires,
3. Un second chantier sur une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous du 1er septembre au 30 octobre.

Les chantiers seront subdivisés par ateliers thématiques (8 ateliers pour le 1er chantier, 6 pour le second) :

Le chantier de la Création et de la répartition de la valeur

Atelier 1 : Mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualité, d’environnement et d’innovations.
Atelier 2 : Développer les initiatives locales et créer des synergies.
Atelier 3 : Développer la bio-économie et l’économie circulaire.
Atelier 4 : Conquérir de nouvelles parts de marchés sur les marchés européens et internationaux.
Atelier 5 : Préparer l’avenir : Quels investissements, quel accompagnement technique et quelle recherche ?
Atelier 6 : Rendre les prix d’achats de produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs.
Atelier 7 : Adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et aux besoins des transformateurs.
Atelier 8 : Améliorer les relations commerciales et contractuelles entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs.

Le chantier Alimentation saine, sure, durable et accessible à tous

Atelier 1 : Assurer la sécurité sanitaire de l’alimentation dans une économie agro-alimentaire mondialisée et dans un contexte de changement climatique.
Atelier 2 : Améliorer l’offre alimentaire et réduire les inégalités sociales et territoriales.
Atelier 3 : Mieux informer le consommateur pour qu’il adopte un comportement alimentaire plus favorable à la santé.
Atelier 4 : Lutter contre le gaspillage alimentaire.
Atelier 5 : Réussir la transition écologique de notre agriculture.
Atelier 6 : Renforcer l’attractivité des métiers de l’agriculture et des filières alimentaires et développer la formation.

En Auvergne-Rhône-Alpes, le préfet de Région organise une rencontre régionale des Etats généraux de l’alimentation le mercredi 6 septembre avec 3 ateliers :

1. Elaboration d’un prix rémunérateur ?
2. La différenciation : source de valeur ?
3. Les opportunités à saisir (Export RHF)

Coop de France ARA contribue à l’organisation de cette journée et sera représentée par une délégation d’élus.

Jean de Balathier

Cluster Herbe : analyse de la démarche « Origin Green »

CLUSTER HERBE

Coop de France ARA et 3 coopératives participent à la délégation du Cluster Herbe Massif Central qui va analyser la démarche «Origin Green» en Irlande

À l’initiative de la commissaire du Massif Central Mme Frédérique Gomez, une délégation de 15 personnes issue des structures impliquées dans la construction du Cluster Herbe Massif Central a été invitée à étudier sur place la démarche de valorisation «Origin Green» construite et déployée pour les filières d’élevage irlandaises.
Coop de France ARA et les coopératives SICAREV, FEDER et ALTITUDE faisaient partie de la délégation aux côtés de leurs partenaires sur le dossier à savoir : le CGET, l’INRA , la COPAMAC, le SIDAM, l’ARIA.
L’organisation du voyage assurée par l’ADIV et l’ambassade de France en Irlande a été particulièrement bien réalisée et a permis à la délégation d’échanger avec les principales institutions et OPA liées au dossier sur place (la Fédération des coopératives Irlandaise, le syndicalisme agricole majoritaire, un abattoir industriel, l’agence d’état de promotion des produits agricoles et agroalimentaires Bord Bia, le ministère de l’agriculture irlandais, l’organisme de recherche et de développement TEAGASC, une exploitation agricole en bovin viande, un centre de sélection de taureaux). Par ailleurs, Monsieur l’ambassadeur de France en Irlande a tenu à recevoir la délégation à l’ambassade durant une soirée et a mis à disposition ses services pour aider le groupe à décrypter au mieux le fonctionnement de l’Irlande, rendu complexe dans le contexte actuel du Brexit.

Origine green : une démarche marketing de filière efficace ou tous les acteurs sont en ligne !

Les chiffres clés de l’agriculture irlandaise
L’Irlande compte 139 000 exploitations bovines dont 120 000 en bovin viande et 18 000 en bovin lait. La taille moyenne des exploitations du pays est de 33 hectares. Il y a 4,4 millions d’hectares de SAU dont 80 % de prairies pâturées, 11 % de prairies non pâturées et 8 % de cultures (fruits, légumes, céréales). L’Irlande exporte plus de 90 % de sa production agricole de viande et de lait sur les marchés suivants : 37 % vers le Royaume-Uni ; 32 % vers les pays d’Europe, 31 % sur l’international autre.

La dynamique autour de la démarche Green
Pilotée par l’état (ministre de l’agriculture) la démarche « Origin green » initiée en 2012 a été construite en mettant tous les représentants des filières agricoles et agroalimentaires lait et viande autour de la table. L’objectif poursuivi par la démarche est une meilleure visibilité des produits irlandais et le souhait de créer un avantage compétitif sur le marché export.
Les travaux réalisés par l’ensemble des acteurs des filières et de la recherche sous la présidence forte de l’état ont abouti à la naissance de la démarche « Origin green » qui repose sur 5 piliers stratégiques :

• Santé et bien-être animal,
• Sécurité sanitaire,
• Traçabilité,
• Durabilité sociale et environnementale (outil navigateur carbone sur les exploitations et démarches RSE dans les entreprises de transformation),
• Biodiversité.

L’ensemble des acteurs économiques irlandais se sont appropriés la démarche et utilisent le logo d’un point de vue marketing notamment à l’export.
L’Etat réserve un budget global de 50 millions d’euros par an pour faire vivre la démarche en assurant tous les dispositifs nécessaires au fonctionnement des 5 piliers de la démarche ainsi que la partie communication internationale.

Les faits notables
à aucun moment les acteurs économiques n’ont calculé la rentabilité de la démarche en valeur euro, personne n’est en mesure de dire ce que la démarche rapporte concrètement en euros aux acteurs des filières, mais en revanche, aucun opérateur économique n’est prêt à lâcher l’utilisation du logo sur les marchés internationaux. L’identifiant apporte un vrai plus compétitif pour l’accès aux marchés export.
La présidence forte de l’État Irlandais (ministre de l’agriculture) dans la construction de cette démarche a eu un rôle prépondérant. Son impulsion forte a permis de mettre tous les acteurs de l’économie des filières, de la recherche, du développement et de la communication en ligne et au service de ce projet partagé malgré des divergences de point de vue au départ. Ceci a permis une grande efficacité tant au niveau de la dynamique de création de la démarche que de sa diffusion et de son utilisation.
L’analyse de cette démarche irlandaise permet un certain nombre de parallèles avec les travaux en cours au niveau de la construction actuelle du cluster Herbe massif central. Cet exemple de démarche apporte un recul et des éléments d’analyse sur lesquels nous pourrons nous appuyer dans des réflexions de construction de projets.

Brexit, « le dossier » omniprésent chez les Irlandais

Impossible de faire un retour de ce voyage en Irlande sans aborder le sujet du Brexit qui est le sujet omniprésent dans toutes les institutions, OPA et chez tous les opérateurs économiques d’Irlande.
Pour les Irlandais le brexit est un séisme aux conséquences politiques et économiques extrêmement lourdes.
D’un point de vue économique
Plus de 80 % des produits agricoles et agroalimentaires lait viande sont exportés dont plus de 34 % vers le Royaume-Uni qui est le premier marché export de l’Irlande. Les conséquences du Brexit peuvent donc être très lourdes pour l’Irlande qui peut se voir contrainte d’exporter ses produits ailleurs à prix moindre subitement si aucun accord n’est trouvé entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. Nos marchés Français et Européens pourraient être fortement impactés si l’Irlande venait à avoir 37 % de ses produits sur les bras…

D’un pont de vue politique
L’Irlande craint de perdre son marché avec le Royaume-Uni si l’Europe, au travers de son négociateur unique Monsieur Michel Barnier, se montre trop dur avec le Royaume-Uni, et elle prône le fait de commencer à négocier commercialement avec le Royaume-Uni alors que le divorce entre l’Europe et le Royaume-Uni n’est pas soldé. Sur cette question, la France et les différents partenaires Européens ont une position différente plus ferme, visant à ne rien négocier commercialement avec le Royaume-Uni tant que la séparation et le « solde de tout compte » ne sont pas finalisés.
Par ailleurs, la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud est en passe de redevenir étanche ce qui présente des conséquences économiques et politiques énormes ; en particulier le risque d’une remise en cause des accords de paix du vendredi Saint du 10 Avril 1998 entre les différentes communautés en Irlande du Nord qui sont incapables de former un gouvernement de coalition tel que l’exige ces accords de paix depuis l’annonce du Brexit en 2016…

 Jérémie Bosch

SECUR’FOOD à Lyon les 10 et 11 octobre

image secur food

Secur’Food les 10 & 11 octobre 2017 à Agrapole, Lyon

Le Congrès & Convention d’Affaires de la Sécurité des aliments de la Traçabilité s’ouvre à de nouveaux secteurs !

Il réunira pendant deux jours les acteurs importants du secteur de la Cosmétique, l’Automobile, la Pharmacie, la Chimie, l’Industrie et l’Agro-alimentaire à la recherche de compétences en Sécurité, Qualité, Environnement et Traçabilité mais aussi en Gestion de l’information, Conseil et Certification, Hygiène.

Coop de France Auvergne-Rhône-Alpes et Isara Conseil tiendront 2 conférences sur la révision de l’IFS et le food defense. (Plus d’informations à venir sur ce sujet en septembre).

Vous avez des projets ? Vous recherchez des solutions ?

La participation en qualité de donneurs d’ordres est entièrement gratuite et comprend :
• Le catalogue technique des fournisseurs, avec le détail des compétences et références de chacun des exposants,
• Un planning de rendez-vous personnalisé en fonction de vos choix de fournisseurs, vos choix de conférences et de vos disponibilités,
• Les déjeuners sur place et l’accès à la pause-café permanente,
• Le cocktail du 10 octobre.

Secur’Food c’est :

• 200 professionnels réunis pendant 2 jours,
• Plus de 2 000 rendez-vous d’affaires préprogrammés entre fournisseurs et donneurs d’ordres à la recherche de solutions,
• un cycle de conférences pour bénéficier des compétences et des retours d’expériences d’experts et de professionnels sur des sujets au cœur de votre secteur d’activité. Vous pourrez
partager vos expériences, parfaire vos connaissances et échanger avec vos homologues,
• 1 Trophée de l’Intelligence Alimentaire récompensant une entreprise innovante dans la catégorie sécurité alimentaire.

Votre inscription en ligne : http://meetings.securfood.com/2017/signup.php

 

C’est quoi une coop ? Des outils à votre disposition !

C’est quoi une coop agricole ?

DES OUTILS A VOTRE DISPOSITION POUR COMMUNIQUER SUR VOTRE APPARTENANCE AU MODÈLE COOPÉRATIF

…à partager, diffuser sans modération lors de vos rencontres avec le grand public !

■ Un petit tract recto/verso très pédagogique sur « C’est quoi une coop agricole ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A télécharger et à personnaliser avec le logo de votre coopérative (emplacement disponible à gauche du logo de la coopération agricole).

Imprimez-le, postez-le sur votre site internet, sur vos réseaux sociaux…

Basse définition : https://goo.gl/mgBFuO

Moyenne définition : https://goo.gl/xSxpwO

Haute définition : https://goo.gl/NWzdiC

■ Un film d’animation de 2 min sur « C’est quoi une coop agricole ? »

Vidéo à télécharger ici

Toutes les occasions sont bonnes pour diffuser ces outils le plus largement et communiquer sur votre appartenance au modèle coopératif.

Retrouvez-nous sur www.lacooperationagricole.coop